Le DMP intervient à toutes les étapes techniques de la création d'un film :

Zoom numérique

Le DMP interdit l'utilisation de zoom numérique à moins que les images tournées avec ce dernier soient post-traîtées ou volontairement dégradées.


Motifs répétés

Les motifs verticaux réguliers doivent être absolument évités car ils provoquent de hautes fréquences sur les signaux vidéo ce qui a pour effet de créer des effets de moirage et dans le pire des cas un décodage coloré.

Les motifs horizontaux sont tout aussi exclus car ceux-ci ont tendance à faire scintiller les écrans entrelacés.


Effet Judder

L'effet Judder, qui doit être absolument évité, intervient lors de certains mouvements lents l'appareil de prise de vue (le plus souvent les panoramiques horizontaux). Un effet de saccade désagréable se produit à 24, 25 ou 30 images par seconde, il est atténué voire inexistant à 50 ou 60 trames par seconde. Ceci est dû au fait que le cerveau est trompé dans sa tentative de prédiction des mouvements de l'image à cause de la nature fréquentielle de la diffusion télévisée et de la projection cinématographique.


Niveau de contour

Sur les caméras vidéo analogiques ou numériques le niveau de contour du capteur doit être abaissé à la limite de perte de netteté pour empêcher l'apparition de franges artificielles et inesthétiques sur les zones contratées de l'image. Une technique plus artisanale consiste à filtrer l'image à la prise de vue pour diffuser très légèrement la lumière et atténuer les effets du niveau de contour vidéo.
 

Transitions

La plupart des logiciels de montage relient souvent les transitions de la timeline à des fichiers de rendu calculés en respectant la compression utilisée par le projet. Le DMP impose l'utilisation d'une compression non destructive pour l'exportation de tels fichiers.


Interpolation

Les titrages ou éléments 2D fixes ajoutés au montage doivent conserver scrupuleusement leur taille en pixels pour éviter toute interpolation superflue. Si ces éléments sont animés, modifiés en taille par l'aspect des pixels ou pour des raisons esthétiques, alors les fichiers natifs doivent être créés avec une résolution au moins deux fois supérieure à leur taille finale à l'écran pour permettre une meilleure interpolation et éviter toute perte subjective de netteté sur les détails fins.
 

Sources

Les effets spéciaux numériques doivent être réalisés directement à partir des rushes digitalisés du film ou d'un fichier multimédia de montage relatif ou enfin d'un fichier ayant recopié (et non récompressé) les rushes dans l'ordre du montage.


Désentrelacement

Si des images entrelacées doivent être converties en images progressive, cette opération doit avoir lieu avant tout post-traitement, quel qu'il soit, et doit être effectuée via la technologie Detramax développée par le ZARF LAB.
 

Niveau du blanc

Les niveaux d'écretage du blanc doivent être respectés pour empêcher la perte de synchronisation sur certains téléviseurs.


Gamma

Les images d'un film DMP ne doivent présenter aucun artefact dans les zones proches du niveau de noir. Le film doit être contrôlé dans son intégralité avec des valeurs de gamma différentes. Les valeurs faibles de gamma (telles que celles utilisées sur Macintosh) sont fortement conseillées pour un étalonnage sur moniteur informatique avec restitution simultanée sur un téléviseur calibré.


Profil colorimétrique

Tous les éléments rentrant en jeu dans l'élaboration technique du film doivent faire l'objet d'une vérification colorimétrique quotidienne. L'attribution de profils tels que ICC ou de normes telles que sRGB est fortement conseillée pour permettre aux images d'être correctement étalonnées.
 

Compression

La compression des images via le codec de restitution sur bande ne doit avoir lieu qu'une seule et unique fois durant tout le processus de post-production du film. Les encodages secondaires pour internet ou DVD doivent être réalisés directement à partir du master informatique.


Master informatique

Un master informatique DMP doit contenir toutes les images du film dans leur ordre chronologique, de la première à la dernière, sans marge temporelle, à la cadence du support d'origine. Les images doivent respecter la taille en pixels du format de post-production et doivent subir au maximum une compression non destructive (avec vérification de la conservation parfaite des informations à la compression). Le mixage multi-pistes en AIFF ou AIFC, à la fréquence d'échantillonnage du support audio d'origine et à la quantification maximale, doit être lui aussi ajouté à ce master ou fourni en parallèle avec une durée strictement identique, à l'image près.

Toute copie du master informatique doit se faire avec un mode de vérification au bit près.


Master vidéo

Tout film certifié DMP doit faire l'objet d'une attention particulière lors de l'édition de son Master et de ses cassettes PAD. Deux cartons normalisés donnant toutes les informations nécessaires à l'identification complète du contenu des cassettes doivent être obligatoirement apposés dans le contenu vidéo selon les spécifications indiquées à titre d'exemple ci-dessous.